Requalification du port de Kénitra
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    27/05/2013

     

    Sous l’effet des mutations du transport maritime matérialisées notamment par l’augmentation de la taille des navires et de leur cargaison, le port de Kenitra a vu régresser sa capacité de traitement pour le trafic commercial, en raison de plusieurs contraintes structurelles liées à son emplacement fluvial.

    Avec un accès nautique qui dépend fortement du dragage du chenal, mais aussi de la marée pour la réalisation des mouvements des navires, le port de Kenitra ne peut recevoir des lignes régulières car il est impossible d’en garantir la régularité.

    Par ailleurs, et vu les caractéristiques du chenal d’accès au port et la limitation de sa profondeur, le port de Kenitra ne peut recevoir des navires d’une longueur de plus de 110 mètres et d’un tirant d’eau dépassant 5m. La cargaison maximale des navires traités au port, ne dépasse pas 3.500 à 4.000 Tonnes.

    Compte tenu de ces contraintes, l’activité du port de Kenitra ne dépasse guère environ 300.000 tonnes/an, et ne cesse de se rétrécir avec une régression continue des volumes traités d’une année à l’autre. Ce niveau d’activité est sans commune mesure avec les coûts engagés pour maintenir les mouvements de la navigation dans ce port ainsi que les moyens mis en place pour assurer le fonctionnement normal du port (Dragage, charges du personnel, etc...).

    Le maintien de l’activité commerciale de ce port, se traduit par un déficit structurel en raison du coût du dragage qui avoisine 25 Millions de dirhams annuellement et du niveau limité du trafic traité. Ceci renchérit le coût de passage portuaire et impacte négativement la compétitivité des opérateurs. Conscient de cette situation et de son impact sur la collectivité, une dynamique globale a été déclenchée par les dépositaires d’enjeux locaux pour la valorisation des deux rives d’oued Sebou dont le site du port de Kenitra.

    Cette option est confortée par les préconisations de la stratégie portuaire à l’horizon 2030 qui projette la réalisation d’un nouveau port dans la région de Kenitra. Ce nouveau port sur l’Atlantique desservira, en plus du trafic du port de Kenitra actuel, les flux issus ou à destination du Gharb, du Saiss et du Loukkos.

    S’inscrivant dans cette démarche, l’Agence Nationale des Ports a lancé une étude pour l’identification de nouvelles opportunités pour le port de Kenitra et la création d’une nouvelle dynamique économique permettant de valoriser le patrimoine portuaire existant et les réserves foncières avoisinantes. Ledit projet vise à (i) identifier les nouvelles opportunités de business et de nouvelles vocations pour le site portuaire Kenitra-Mehdia, (ii) Reconvertir et requalifier ce site portuaire pour une nouvelle adéquation entre ses caractéristiques physiques et les nouvelles opportunités identifiées, (iii) Redéployer les infrastructures du complexe portuaire et valoriser le patrimoine foncier existant, et (iv) Traduite les opportunités identifiées en conception faisable en matière d’aménagement (maritime et terrestre) et de développement.

    Dans l’attente de ce projet de requalification du port de Kenitra, l’Agence Nationale des Ports envisage le recadrage du système d’exploitation du port de Kenitra. A ce titre, des pourparlers sont actuellement en cours avec les usagers du port et la main d’œuvre dockers, dans le but d’arrêter les modalités et les mesures d’accompagnement pour la mise en œuvre de ce recadrage.

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