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La pollution générée par le transport maritime peut s'avérer plus dangereuse que celle du transport routier

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02.06.2016Casablanca 01/6/2016 (MAP)- La pollution générée par le transport maritime peut s'avérer plus dangereuse que celle du transport routier, a affirmé, mercredi, le ministre de l'Équipement, du transport et de la logistique, Aziz Rabbah.

Dans une allocution lue en son nom lors d’une rencontre initiée par l’Association marocaine de droit maritime et aérien (AMDMA) sur "la pollution atmosphérique en milieu aérien et maritime", M. Rabbah a souligné que les navires marchands comme les bateaux de croisière utilisent essentiellement comme carburant un fioul lourd, qui émet de grandes quantités de particules fines, d'oxyde d'azote, et surtout, de l'oxyde de soufre, ajoutant que ce polluant est l'un des principaux facteurs à l'origine du problème d'acidification des eaux marines et par conséquent des pluies et se révèle très toxique pour la santé humaine.

Il a noté que le Maroc a mis en place des outils pour assurer une bonne mise en œuvre des instruments de l'Organisation maritime internationale par le biais des mécanismes qui sont admis universellement, à savoir les systèmes de certification et les inspections des navires.

Dans le même objectif, a dit le ministre, l'arrivée de nouveaux avions plus performants et de nouvelles motorisations pour les appareils plus anciens représentent les principaux leviers de contribution du secteur-aéronautique à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Aussi, le Maroc a-t-il mis en place des systèmes de gestion du trafic aérien et de nouvelles pratiques opérationnelles qui permettront d’optimiser les routes aériennes et de contribuer à la réduction des émissions, a-t-il dit, soulignant que les recherches d'introduction des carburants alternatifs peuvent participer de manière significative à la réduction des émissions de C02.

De son côté, le Pr Frédéric Ogé, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS/France), a formulé une réflexion critique autour du concept de "développement durable" et des incertitudes dont il est porteur en proposant de le remplacer par la notion de "futur souhaitable" qui correspond à une vision moins optimiste de notre avenir.

Cette analyse, a-t-il estimé, est plus réaliste et pourrait inciter les décideurs à agir ou réagir avec davantage de pugnacité et moins d'ambiguïté.

Pour sa part, Corinne Lepage, députée européenne et ancienne ministre française de l’environnement, a indiqué que le coût des pollutions concerne l'évaluation des coûts directs et des externalités dues aux pollutions.

Dans son exposé, Mme Lepage s’est penchée sur les questions d'évaluation, de preuves et de titulaires des droits.

Pour Mme Agathe Euzen, directrice-adjointe scientifique en charge du développement durable au CNRS, il s'agit de considérer l'importance de l'implication des scientifiques pour aider à la mise en oeuvre de l'Accord de Paris sur le climat. Diffuser les connaissances et en acquérir de nouvelles, soulever des questions tout en proposant des solutions lorsque cela est envisageable font partie de nos intentions, a-t-elle dit.

MAP